la proprioreceptionPrise en charge des troubles dysproprioceptifs
à Châteauneuf d'Ille et Vilaine

La proprioception, souvent appelée 6ᵉ sens, permet au cerveau de connaître en permanence la position, le mouvement et la force des différentes parties du corps. Une dysproprioception, ou mauvais traitement de ces informations, peut provoquer maladresse, troubles posturaux, fatigabilité, difficultés motrices et scolaires, et contribuer à des troubles « dys » (dyspraxie, dysgraphie, dyslexie, TDAH…).

Le traitement proprioceptif joue un rôle clé pour améliorer la posture, la coordination, l’attention et la qualité du sommeil, créant un terrain plus favorable aux apprentissages et aux rééducations classiques.

Dans ce cadre, votre podologue posturologue Marie LE COZ, spécialisée dans la prise en charge des troubles dysproprioceptifs, évalue la posture, analyse les appuis plantaires et propose des stimulations ciblées pour rééquilibrer le système proprioceptif et optimiser le développement de l’enfant. Grâce à son expertise, Marie LE COZ contribue à améliorer la stabilité, la coordination et le bien-être des enfants présentant des troubles dysproprioceptifs.

1. La proprioception : définition et rôle fondamental

La proprioception est un sens fondamental, souvent qualifié de 6ᵉ sens, au même titre que la vue, l’ouïe ou le toucher. Elle permet au cerveau de connaître en permanence, sans recours à la vision :

  • la position des différentes parties du corps,
  • leurs mouvements,
  • la force musculaire à mobiliser.

La proprioception repose sur des récepteurs sensoriels spécialisés (fuseaux neuromusculaires, organes tendineux de Golgi, récepteurs articulaires), situés dans l’ensemble des muscles, tendons et articulations, de la tête aux pieds. Elle fonctionne de manière inconsciente, continue et automatique, et permet :

  • la régulation de la posture et du tonus musculaire,
  • l’équilibre statique et dynamique,
  • la coordination globale et fine,
  • l’ajustement des gestes à l’environnement,
  • la fluidité et l’automatisation des mouvements.

Sans proprioception efficace, les gestes les plus simples — marcher, écrire, attraper un objet — deviennent coûteux, imprécis, voire impossibles.


2. La proprioception au sein du système postural

La proprioception n’agit jamais isolément. Elle fonctionne en interaction permanente avec :

  • la vision,
  • le système vestibulaire,
  • l’audition,
  • les informations tactiles.

L’ensemble constitue le système postural, initialement décrit pour son rôle dans la régulation de la posture, mais reconnu aujourd’hui comme étant à l’origine du « sens du mouvement » (Berthoz). La proprioception y occupe une place centrale, car elle informe continuellement le cerveau de la position des autres organes sensoriels, permettant :

  • la localisation spatiale des informations sensorielles,
  • la cohérence perceptive,
  • la stabilité du regard et de l’attention.

L’évaluation de ce système postural fait partie intégrante de l’approche du podologue posturologue.


3. Dysproprioception : définition et mécanismes

On parle de dysproprioception lorsque le traitement de informations proprioceptives par le système nerveux central est perturbé. Ce dysfonctionnement entraîne, à des degrés variables selon les individus, des troubles dans les trois grandes fonctions de la proprioception :

  1. Régulation posturale : asymétrie du tonus, posture déséquilibrée perçue comme « normale » par l’enfant.
  2. Localisation spatiale sensorielle : informations visuelles, auditives ou tactiles mal situées dans l’espace.
  3. Développement perceptif : construction incomplète ou instable du schéma corporel.

L’enfant peut ainsi se sentir droit alors qu’il est objectivement de travers, ou fournir des efforts importants pour maintenir une posture qu’il perçoit comme stable.


4. Manifestations cliniques de la dysproprioception

Les signes sont souvent discrets dans l’enfance, mais peuvent inclure :

  • maladresse motrice, chutes fréquentes,
  • difficultés de coordination et de précision gestuelle,
  • mauvaise adaptation de la force (hypertonie ou hypotonie),
  • posture instable, douleurs musculaires précoces,
  • fatigabilité rapide,
  • besoin de mouvements ou d’appuis corporels constants,
  • difficulté à automatiser les gestes,
  • écriture lente, coûteuse, parfois douloureuse.

Ces manifestations sont souvent sous-estimées, car l’enfant compense au prix d’un effort cognitif et attentionnel important.


5. Liens avec les troubles neurodéveloppementaux « dys »

Les troubles dysproprioceptifs sont fréquemment associés aux troubles neurodéveloppementaux, en particulier :

  • Dyspraxie (TDC) : difficultés de planification, d’organisation et d’exécution du geste.
  • Dysgraphie : écriture lente, fatigante, douloureuse, liée à une instabilité posturo-tonique.
  • Dyslexie et dysorthographie : troubles de la lecture et de l’orthographe souvent associés à des difficultés visuo-spatiales et attentionnelles.
  • Dyscalculie : difficultés de repérage spatial et de manipulation mentale des quantités.
  • TDAH et TSA : troubles de l’autorégulation, recherche de stimulations corporelles, instabilité posturale.

Ces associations suggèrent l’existence d’un terrain sensorimoteur commun, modulant l’expression des troubles cognitifs.


6. Dysproprioception et apprentissages scolaires

Les apprentissages scolaires reposent sur un équilibre complexe entre :

  • fonctions cognitives,
  • fonctions sensorielles,
  • régulation posturale et tonique,
  • qualité du sommeil.

En cas de dysproprioception, l’instabilité posturale imose au cerveau une surcharge permanente, réduisant les ressources disponibles pour :

  • l’attention soutenue,
  • l’automatisation des procédures,
  • la consolidation mnésique.

L’enfant peut comprendre les consignes et réussir ponctuellement, mais échouer à automatiser, ce qui entraîne lenteur, variabilité des performances et découragement.


7. Impact spécifique sur la lecture et le langage écrit

La lecture mobilise

  • la stabilité du regard,
  • la coordination œil–tête–corps,
  • la localisation spatiale précise sur la ligne écrite,
  • l’attention et la mémoire de travail.

Une dysproprioception peut provoquer :

  • une instabilité oculomotrice,
  • un repérage spatial coûteux,
  • une désynchronisation entre perception visuelle et traitement phonologique.
  • Ces éléments peuvent entretenir ou majorer la dyslexie, même en présence d’une rééducation orthophonique bien conduite.


    8. Dysproprioception, attention et sommeil

    Le rôle du sommeil est central. Une proprioception anormale, notamment au niveau de la langue, du diaphragme et des muscles respiratoires, perturbe le sommeil paradoxal par des micro-éveils répétés.

    Or, le sommeil paradoxal est indispensable à :

    • la mémorisation,
    • l’automatisation des apprentissages,
    • la régulation attentionnelle et émotionnelle.

    Un sommeil non réparateur peut se traduire par :

    • inattention,
    • agitation,
    • impulsivité,
    • comportements de pseudo-hyperactivité.

    9. Dimension développementale et familiale

    La dysproprioception est souvent présente très prcocement, parfois de manière peu visible, et peut passer inaperçue durant l’enfance. Elle tend à s’accentuer avec l’âge, expliquant l’apparition progressive de :

    • troubles posturaux,
    • douleurs musculo-squelettiques,
    • fatigabilité chronique.

    Les observations familiales suggèrent que ce n’est probablement pas la dyslexie qui se transmet, mais un terrain proprioceptif, avec des expressions variables selon les individus.


    10. Intérêt et place du podologue posturologue dans le traitement proprioceptif

    Le traitement proprioceptif s’inscrit dans une approche globale et complémentaire.
    Il ne se substitue ni à l’orthophonie, ni aux adaptations pédagogiques, mais agit en amont, en améliorant :

    • la stabilité posturale,
    • la cohérence sensorielle,
    • la qualité du sommeil,
    • la disponibilité attentionnelle.

    Dans ce cadre, votre podologue posturologue Marie LE COZ, spécialisée dans la prise en charge des troubles dysproprioceptifs, intervient pour :

    • réaliser une évaluation posturale globale,
    • analyser finement les appuis plantaires, capteurs proprioceptifs majeurs,
    • identifier les déséquilibres sensoriels et posturaux,
    • proposer, lorsque cela est indiqué, des stimulations plantaires spécifiques, notamment à l’aide de semelles posturales.

    Ces dispositifs n’ont pas pour objectif une correction mécanique, mais une modification de l’information proprioceptive envoyée au cerveau, afin de favoriser une meilleure régulation posturale et tonique. « Le traitement proprioceptif met l’enfant sur les rails ; les rééducations l’aident à avancer. »


    11. Conclusion

    La dysproprioception constitue une clé de lecture transversale des troubles dys. Elle relie le corps, les sens, le sommeil et les apprentissages dans une approche globale du développement de l’enfant. La reconnaissance et la prise en compte de ce trouble, notamment grâce à une prise en charge posturale adaptée, permettent :

    • de dépasser une vision culpabilisante de l’échec scolaire,
    • de mieux comprendre l’hétérogénéité des profils dys,
    • d’améliorer durablement le pronostic fonctionnel et la qualité de vie.

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